Cabinet à Gournay-sur-Marne (93) — Téléconsultations France & Canada
Pas sûr·e que ce soit pour vous ? Parlons-en avant.
Sans engagement. Vous repartez avec une lecture claire de votre situation, qu’on travaille ensemble ou non.
Cédric Frickert
Hypnothérapeute & Praticien IFS
Cédric Frickert est hypnothérapeute et praticien IFS (Internal Family Systems / Système Familial Intérieur). Il accompagne depuis plusieurs années des personnes confrontées à l’anxiété, aux phobies et au stress chronique, en s’appuyant sur un cadre clinique strict : hypnose éricksonienne intégrative, dialogue avec les parties intérieures (IFS), ancrage neuroscientifique. Le cabinet est installé à Gournay-sur-Marne (93460, Seine-Saint-Denis, Paris Est), et les séances peuvent également se dérouler en visioconférence pour la France comme pour le Canada francophone. Sa formation continue, régulière auprès des instituts d’hypnose clinique et IFS, garantit une actualisation régulière des protocoles utilisés en séance.
MÉCANISMES D’ACTION
L’anxiété n’est pas simplement une pensée négative qu’il suffirait de remplacer par une pensée positive. C’est une réponse physiologique et neurobiologique — un système d’alarme corporel qui a appris, parfois depuis très longtemps, à se déclencher trop souvent et trop fort. C’est précisément pour cette raison que l’hypnose, qui agit sur ces couches plus profondes du ressenti, représente une approche particulièrement pertinente.
Quand l’anxiété s’installe, vous décrivez peut-être un mélange devenu familier : le corps tendu sans raison apparente, le mental qui passe en revue tous les scénarios possibles, et cette fatigue de fond qui ne ressemble à aucune autre. Et si tout cela n’était pas exactement « vous » — mais une partie de vous, qui essaie de faire son travail un peu trop fort ?
L’IFS — pour Internal Family Systems, ou Système Familial Intérieur — est une approche thérapeutique développée par Richard Schwartz dans les années 1980, dont l’efficacité est aujourd’hui documentée par plusieurs études cliniques publiées (Hodgdon et al., Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma, 2013). Son point de départ est simple : nous ne sommes pas une personnalité monobloc, mais un ensemble de voix intérieures, de ressentis parfois contradictoires, qui cohabitent et qui ont chacun leur histoire. Pour une présentation détaillée du modèle, voir le guide complet de la thérapie IFS.
Dans le cas de l’anxiété, deux types de parties se rencontrent presque toujours :
La partie qui veut tout contrôler
La partie qui éteint l’urgence
L’IFS pose alors une idée qui change beaucoup de choses : on ne combat pas ces parties, on les écoute. Chacune porte une intention positive — souvent ancienne, parfois liée à des moments où vous avez eu besoin d’elles pour traverser quelque chose de difficile. Quand vous parvenez à comprendre ce que cette partie protège, sans la juger, son activation a tendance à diminuer d’elle-même. Vous restez au centre, en lien avec ces voix intérieures plutôt qu’envahi(e) par elles.
C’est là que l’hypnose et l’IFS se rejoignent. L’état hypnotique abaisse l’agitation cognitive de surface et rend plus accessibles les couches profondes du ressenti — celles, précisément, où ces parties s’expriment. Dans ma pratique à Gournay-sur-Marne, je combine hypnose éricksonienne et approche IFS pour vous accompagner non pas à supprimer ce qui vous habite, mais à apaiser la relation entre ces voix intérieures. C’est souvent à cet endroit-là que se loge ce que vous appelez « moins d’anxiété ».
L’amygdale est la structure cérébrale responsable de la détection et du traitement des menaces. Chez les personnes souffrant d’anxiété, elle est chroniquement suractivée : elle perçoit du danger là où il n’y en a pas, ou réagit de façon disproportionnée à des stimuli bénins. Cette suractivation maintient le système nerveux en état d’alerte permanent.
En état hypnotique, l’activité du cortex préfrontal — siège de la raison et du contrôle — se modifie de façon mesurable. Simultanément, l’amygdale reçoit moins de signaux d’alarme. Ce n’est pas une métaphore : les études en neuroimagerie (IRMf) montrent des changements réels d’activité cérébrale pendant et après une session d’hypnothérapie.
Que disent les études ? La méta-analyse de Kirsch, Montgomery & Sapirstein (1995, Journal of Consulting and Clinical Psychology) a comparé la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) seule à la TCC associée à l’hypnose : la majorité des patients du groupe combiné présentaient des résultats supérieurs à ceux du groupe TCC seule, après pondération sur 18 études (DOI). Des travaux plus récents — notamment Adachi et al. (2014) et Johnson et al. (2016, DOI) — sur des survivantes de cancer du sein avec relaxation hypnotique — documentent une réduction mesurable des symptômes de stress et d’anxiété. Ces données ne valent pas garantie individuelle : elles décrivent une tendance d’ensemble, pas votre parcours.
Une erreur fréquente consiste à assimiler l’hypnose à la relaxation. Si la relaxation est un effet secondaire agréable de la transe hypnotique, elle n’en est pas l’essence. Ce qui distingue l’hypnose thérapeutique, c’est qu’elle ouvre l’accès à des couches plus profondes du ressenti — là où se logent les associations, les croyances et les automatismes qui alimentent l’anxiété — pour les rendre moins rigides.
Concrètement : un exercice de respiration peut calmer une crise d’angoisse pendant quelques minutes. L’hypnothérapie vise à apaiser ce qui génère la crise. Ce n’est pas la même intervention, ni le même niveau d’action.
LE CYCLE DE L’ANXIÉTÉ VS L’IMPACT DE L’HYPNOSE
Cycle de l’anxiété
Action de l’hypnose
DONNÉES CLINIQUES
L’hypnothérapie n’est pas une médecine alternative fondée sur des croyances. Elle dispose d’un corpus scientifique solide, en croissance constante depuis les années 1990, et reconnu notamment par l’American Psychological Association et la British Psychological Society.
Une méta-analyse publiée dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology (Kirsch, Montgomery & Sapirstein, 1995) a comparé la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) seule à la TCC associée à l’hypnose. Les patients du groupe combiné présentaient des améliorations supérieures à celles du groupe TCC seule, dans une proportion estimée à environ 70 % par les auteurs. Cette estimation porte sur un agrégat d’études et reflète une tendance moyenne — chaque parcours individuel reste singulier, et la portée clinique d’un tel chiffre dépend de la méthodologie de chaque étude incluse.
NEUROSCIENCES — LE SAVIEZ-VOUS ?
L’état hypnotique n’est pas un état de sommeil ni d’inconscience. Les EEG réalisés pendant une séance montrent une activité cérébrale de type thêta (4-8 Hz) — un état de conscience focalisée où le cerveau est à la fois très réceptif et très calme. C’est exactement cet état qui favorise l’apprentissage de nouveaux patterns émotionnels et la dissolution des associations de peur.
La littérature clinique documente des résultats positifs sur un large spectre :
— Réduction de la rumination et du « bruit de fond » anxieux chronique.
— Interruption du cycle hyperventilation / pensées catastrophistes / symptômes physiques.
— Réorientation progressive des associations émotionnelles liées aux interactions et au regard des autres.
— Désensibilisation des déclencheurs par exposition en transe, sans exposition réelle.
— Examens, prises de parole, enjeux professionnels et sportifs.
EXTRAIT AUDIO — 2 MINUTES
Mise en état de calme — introduction à la transe
PROTOCOLE DE SÉANCE
Beaucoup de patients me décrivent ce moment où ils ont franchi la porte du cabinet pour la première fois : un mélange de soulagement et d’appréhension, l’envie d’être aidé(e) et la crainte de ne pas être compris(e) tout de suite. Cette ambivalence est attendue, et nous l’accueillons telle qu’elle est.
Une séance n’est pas une intervention standardisée. Chaque accompagnement est construit autour de votre histoire, de vos schémas et de vos ressources. Voici les trois phases qui structurent chaque séance dans ma pratique.
Avant toute induction, nous prenons le temps d’explorer ensemble le contexte de votre anxiété : quand a-t-elle commencé, dans quelles situations se manifeste-t-elle, quels mécanismes d’adaptation avez-vous déjà développés ? Cette phase diagnostique est essentielle : l’hypnose sans intention précise n’est qu’une technique de relaxation. Avec une intention clinique claire, elle devient un outil de transformation. Aucun protocole générique — chaque séance est construite sur ce que vous apportez ce jour-là.
Dans l’état de transe, le cerveau est particulièrement réceptif aux nouvelles associations. C’est dans cette fenêtre que je travaille avec des suggestions adaptées à votre situation : images intérieures apaisantes, ancrage de ressources, dissociation des déclencheurs anxieux, ou reconstruction de scénarios de réussite. Ces suggestions ne vous « imposent » rien : elles proposent de nouvelles voies neuronales que votre cerveau peut emprunter. Le changement appartient toujours à vous.
PRATIQUE AUTONOME
Ces exercices s’inspirent des techniques utilisées en séance. Ils ne remplacent pas un accompagnement thérapeutique, mais peuvent vous aider à retrouver une ressource de calme dans les moments difficiles.
EXERCICE 01
Fermez les yeux quelques instants, puis rouvrez-les. Nommez mentalement 5 choses que vous voyez, puis 4 sons que vous entendez, puis 3 sensations physiques que vous ressentez dans votre corps (le sol sous vos pieds, l’air sur votre peau), puis 2 odeurs, puis 1 chose que vous pouvez goûter ou imaginer goûter.
Cet exercice ramène le système nerveux dans le présent et interrompt le cycle de la pensée catastrophiste en saturant le canal sensoriel.
Durée : 2 à 3 minutes. Peut être pratiqué n’importe où, discrètement, même dans les transports.
EXERCICE 02
Installez-vous confortablement. Inspirez lentement par le nez sur 4 temps, puis expirez sur 6 temps. Répétez pendant 3 à 5 minutes en gardant toute votre attention sur le souffle.
La phase expiratoire plus longue active le système nerveux parasympathique — le « frein » physiologique de l’anxiété. Cette technique est utilisée dans les protocoles militaires de gestion du stress et les programmes de cohérence cardiaque validés cliniquement.
Pour aller plus loin : ajoutez une suggestion silencieuse sur l’expiration — « je relâche », « calme », « je suis en sécurité ».
EXERCICE 03
Fermez les yeux. Imaginez un lieu — réel ou imaginaire — où vous vous sentez totalement en sécurité et serein(e). Observez les détails visuels de cet espace. Écoutez les sons. Sentez les odeurs. Ressentez la température de l’air. Plus vous rendez ce lieu vivant et précis, plus il devient une ancre neurologique réelle.
Passez 3 à 5 minutes à explorer ce lieu intérieur. Une fois créé, il devient accessible en quelques secondes dès que vous en avez besoin.
Cet exercice est une porte d’entrée vers l’auto-hypnose légère. Avec la pratique régulière, l’accès à cet état de calme devient de plus en plus rapide et profond.
RESSOURCE GRATUITE
12 pages de protocoles guidés, d’exercices approfondis et de scripts d’induction que j’utilise avec mes patients.
TABLEAU COMPARATIF
Il n’existe pas de solution universelle contre l’anxiété. Ces approches ne sont pas nécessairement exclusives — de nombreux patients combinent l’hypnothérapie avec d’autres pratiques ou traitements. Ce tableau vise à vous aider à situer l’hypnose dans le paysage thérapeutique.
| Critère | Hypnose thérapeutique | Méditation / Mindfulness | Médicaments (anxiolytiques) |
|---|---|---|---|
| Action sur la cause profonde | Oui — inconscient & schémas | Partiel — observation des pensées | Non — symptomatique |
| Efficacité immédiate (crise) | Partiel | Partiel | Oui |
| Durabilité des effets | Élevée — changements durables | Élevée avec pratique régulière | Faible à l'arrêt du traitement |
| Effets secondaires | Aucun effet secondaire significatif documenté dans la littérature clinique consultée. | Aucun effet indésirable majeur dans la pratique courante (vigilance recommandée chez les personnes vivant avec un trouble dissociatif ou psychotique). | Effets secondaires connus — somnolence, dépendance possible, interactions. Suivi médical indispensable. |
| Nombre de séances typique | Le rythme dépend de votre histoire ; nous l’évaluons ensemble lors de la première rencontre. | Pratique régulière sur la durée. | Prescription médicale |
| Travail sur les traumatismes | Oui — protocoles spécifiques | Non recommandé sans accompagnement | Non |
| Nécessite un praticien | Oui — et auto-hypnose possible | Non (applications, livres) | Oui — prescription médicale |
| Compatible avec d'autres approches | Oui — complémentaire TCC, EMDR | Oui | Sous supervision médicale |
AVANT TOUTE SÉANCE
Je comprends que franchir le pas demande de la confiance, surtout quand l’anxiété a déjà rendu inconfortable l’idée de se livrer à un inconnu. Le premier échange — par téléphone ou en visio, à votre choix — sert précisément à cela : poser un cadre sûr avant toute séance, sans engagement de votre part.
Cabinet à Gournay-sur-Marne (93460) — Paris Est — ou en visioconférence en France et au Canada francophone.
La première séance est un espace d’écoute sans engagement. Nous explorons ensemble votre situation et définissons si l’hypnothérapie est l’approche qui vous correspond.
Il n’y a pas de réponse standardisée à cette question, et je me méfie des praticiens qui en donnent une avant de vous avoir rencontré(e). Le rythme et la durée d’un accompagnement dépendent de votre histoire, de l’ancienneté de l’anxiété, du contexte qui l’a fait apparaître et des ressources que vous mobilisez en chemin. Une anxiété ponctuelle, liée à un événement précis, demande généralement un travail plus court qu’un trouble plus diffus ou installé depuis longtemps. Lors de la première rencontre, nous prenons le temps d’explorer ensemble votre situation, puis je vous propose un cadre clair que nous ajustons au fil des séances. Vous gardez la main à chaque étape, et le travail s’arrête lorsque vous estimez avoir trouvé la stabilité que vous cherchiez.
Non — c’est l’une des croyances les plus répandues et les plus infondées sur l’hypnose. Vous ne pouvez pas rester bloqué en transe hypnotique. Si le thérapeute cessait de parler, vous sortiriez naturellement de l’état hypnotique en quelques minutes, exactement comme on finit par se réveiller si on s’assoupit. L’état hypnotique n’est ni un coma, ni un sommeil, ni une perte de conscience. Vous restez en contrôle total de votre expérience à chaque instant.
Oui, plusieurs études cliniques documentent des résultats positifs de l’hypnothérapie sur le TAG. Le TAG est caractérisé par une anxiété diffuse, chronique, souvent sans objet précis — une forme de bruit de fond mental permanent. L’hypnothérapie agit ici à deux niveaux : en abaissant l’hyperactivation de base du système nerveux autonome, et en travaillant sur les croyances inconscientes qui alimentent l’inquiétude chronique. Les résultats sont souvent plus rapides qu’avec les approches purement cognitives.
La grande majorité des personnes sont hypnotisables à des degrés divers. On estime qu’environ 10 à 15 % des individus sont très facilement hypnotisables, 75 % répondent bien à l’hypnose thérapeutique, et 10 à 15 % y sont peu réceptifs. Ce qui compte davantage que la « suggestibilité » brute, c’est la motivation, la confiance et la qualité de la relation thérapeutique. Dans ma pratique, j’adapte les inductions à chaque personne pour trouver l’approche qui fonctionne pour elle.
Oui, l’hypnothérapie est tout à fait compatible avec un traitement médicamenteux. Elle ne remplace pas un suivi psychiatrique ou médical, et je ne recommande jamais d’arrêter un traitement sans avis médical. Dans de nombreux cas, les patients constatent que, grâce au travail en hypnothérapie, les doses de médicaments peuvent être progressivement réduites — toujours en accord avec leur médecin. Je travaille régulièrement en coordination avec des psychiatres et des médecins généralistes.
Le cabinet se situe à Gournay-sur-Marne (93460, Seine-Saint-Denis), accessible en RER A depuis Paris Est. Je propose les deux formats.
Je propose les deux formats. Les séances en présentiel permettent une présence plus complète et un travail corporel plus fin. Les séances à distance (visioconférence) sont étonnamment efficaces — l’hypnose fonctionne très bien dans cet environnement, et de nombreux patients les préfèrent pour des raisons de confort et de praticité. Lors de notre premier échange, nous trouverons ensemble le format qui vous correspond le mieux.
Pour aller plus loin, consultez les questions fréquentes sur l’hypnose et l’IFS.
Sources : Inserm – Hypnose | PubMed